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Le pouvoir du consommateur - par aracos

Je vous conseille d'écouter la conférence  audio à l'adresse mentionnée en fin d'article concernant les coulisses de la Grande Distribution : C'est très instructif.

Chaque jour, et souvent sans en être conscient, le consommateur s'exprime. En poussant le caddie® dans les travées de ces temples de la consommation que sont les grandes surfaces, nous votons. Nous sommes des millions à voter. Pour un type de production ou pour un autre. Pour un modèle d'agriculture respectueux de l'humain, des animaux et de leur environnement, ou pour une agriculture productiviste, intensive, polluante et déshumanisée.
Malbouffe, plans sociaux, délocalisations, c'est comme ça, on n'y peut rien !
Résigné, le consommateur n'est pas toujours la victime qu'il se prétend être. On dit souvent : "On a les hommes politiques que l'on mérite". Mais au fait ? N'a-t-on pas l'alimentation, l'agriculture et finalement la société que l'on mérite ?


Par une multitude de petits gestes, d'apparence anodins, nous déterminons des choix économiques, sociaux, environnementaux et sociétaux. Des millions de bulletins de vote circulent, chaque jour, aux couleurs de la monnaie européenne. Trop peu nombreux sont les consommateurs qui ont conscience du pouvoir qui est le leur.
Le boycott, souvent présenté comme l'unique arme du consommateur, est très peu usité en France. Il a d'ailleurs ses limites. Le citoyen-consommateur a bien d'autres moyens d'action dont il ignore le plus souvent la puissance, voire l'existence. Deux voies s'offrent à lui :

La suite de l'article

http://www.onpeutlefaire.com/le-pouvoir-du-consommateur

Et pour la conférence à ne pas louper sur les grandes surfaces, c'est là..

http://www.onpeutlefaire.com/les-coulisses-de-la-grande-distribution 

Publié le 27/11/2010 - 17:14  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

L'avenir des paysans au cœur de la politique agricole commune - par aracos

La commission agriculture du parlement européen vient d'approuver massivement le rapport de José Bové sur le revenu des paysans.

 Voir la vidéo de José bové sur le site

http://europeecologie.eu/L-avenir-des-paysans-au-coeur-de
Publié le 24/11/2010 - 15:43  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

La commission européenne porte d'entrée des OGM - par aracos

OGM infos du mois de nov 2010 sont noires. La commission européenne ouvre de plus en plus la porte a ces saloperies de plantes

modifiées, le refus est bien là de notre part dans les sondages mais les pet importantes ne sont pas assez signée je ne pige pas bien, vous en voulez des OGM dans vos assiettes ???

La dernière de la Commission européenne : tolérer l’importation d’OGM non autorisés 

Tout sur la patate Amflora

Une autorisation illégale selon les experts Français

... non, alors parlez en autour de vous et faites participer les flemmards 

PETITION

Publié le 22/11/2010 - 14:49  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Sel de Guérande / agriculture même combat - par Raymond

SOS Sel de Guérande " La disparition des exploitations indépendantes est programmée

Par le biais d'une « IGP »La SCA « Les Salines de Guérande » cherche à accaparer l'appellation « sel de Guérande ». 

En imposant des normes de productions industrielles, la SCA « Les Salines de Guérande » veut s'assurer le monopole du sel de Guérande.Nous autres, producteurs indépendants, nous serons contraints de nous soumettre ou de disparaître et sans doute les deux...  Ils veulent détruire l'agriculture paysanne pour qu'il ne reste plus que des producteurs (« apporteurs » dans leurs jargon) capable de répondre aux attentes de la grande distribution.

Aidez-nous à résister et aidez-nous à préserver notre liberté de produire du sel de Guérandecomme nous l'avons toujours fait : avec du soleil et du vent. Information : http://igpseldeguerande.free.fr + pétition
Aidez-nous en diffusant cet appel.

Merci   Nicolas Arnould

Depuis hier elle a gonflée d'une 100 de signatures :))

Publié le 22/11/2010 - 14:45  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Les espaces agricoles se sentent à l'étroit - par aracos

Le Messager  11/11/2010

 Face à l'urbanisation galopante, les espaces verts se réduisent. Quel avenir pour l'agriculture dans le bassin genevois ? Au travers du projet d'agglomération franco-valdo-genevois, des pistes de réflexion sont lancées.


Si nous ne poursuivons pas nos efforts, nous perdrons 5 000 hectares d'espaces agricoles et naturels en 20 ans. » Ce constat, c'est le député Étienne Blanc qui l'a fait lors du séminaire qui s'est tenu le 17 septembre à Archamps. Sur le périmètre franco-valdo-genevois, la surface des agglomérations et infrastructures a augmenté de 277 % en un siècle. Revers de l'attractivité économique de la région, les espaces verts et agricoles se retrouvent "coincés" par les activités humaines. L'enjeu est alors de préserver la biodiversité du territoire.
« Un tiers des espèces végétales ont disparu sur le canton de Genève en 50 ans », a indiqué Éric Ferraille de la Frapna. « Adopter des plans d'urbanisation coûte moins cher que de "réparer" des corridors biologiques.

Face à l'urbanisation galopante, les espaces verts se réduisent. Quel avenir pour l'agriculture dans le bassin genevois ? Au travers du projet d'agglomération franco-valdo-genevois, des pistes de réflexion sont lancées.


Si nous ne poursuivons pas nos efforts, nous perdrons 5 000 hectares d'espaces agricoles et naturels en 20 ans. » Ce constat, c'est le député Étienne Blanc qui l'a fait lors du séminaire qui s'est tenu le 17 septembre à Archamps. Sur le périmètre franco-valdo-genevois, la surface des agglomérations et infrastructures a augmenté de 277 % en un siècle. Revers de l'attractivité économique de la région, les espaces verts et agricoles se retrouvent "coincés" par les activités humaines. L'enjeu est alors de préserver la biodiversité du territoire.
« Un tiers des espèces végétales ont disparu sur le canton de Genève en 50 ans », a indiqué Éric Ferraille de la Frapna. « Adopter des plans d'urbanisation coûte moins cher que de "réparer" des corridors biologiques.
Des études sont donc en cours pour identifier et cartographier ces corridors empruntés par la faune.
L'autre enjeu est le maintien d'une activité agricole. Cette dernière est indispensable à l'équilibre de la région. En plus de faire vivre des hommes et des femmes, elle concourt au maintien de la biodiversité et à l'aspect des paysages. Mais cette activité est menacée par l'urbanisation galopante et parfois incontrôlée. « Aujourd'hui nous subissons les conséquences de l'étalement de l'habitat qui a eu cours par le passé » , relève l'élu à la Chambre d'Agriculture, Denis Maire. L'éleveur dénonce le "mitage" des habitations qui ne fait pas que consommer de l'espace : « Les zones agricoles proches de centres urbanisés sont soumises à des contraintes comme les distances à respecter pour les bâtiments d'élevage. » Pour rattraper « ce laxisme d'il y a 30 ans », la seule solution est de densifier l'habitat.
Contrainte dans son espace, l'agriculture du Genevois doit aussi trouver d'autres débouchés pour ses produits, notamment au niveau local. Le développement de circuits courts (du producteur au consommateur) est une piste à creuser. « Il faut que la collectivité se demande quelle agriculture elle veut », soutient Denis Maire. « Il faut engager ce mouvement, prendre une direction pour les 50 ans à venir. » Sous peine de voir le paysage changer de couleur : du vert au gris.

YVES GALLARD

http://www.lemessager.fr/Actualite/Genevois/2010/11/11/article_les_espaces_agricole s_se_sentent_a_l_etr.shtml
Publié le 19/11/2010 - 23:23  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

« Devenir agriculteur aujourd'hui est un acte plus que suicidaire » - par Guillaume

Les bulldozers venus abattre les 13 hectares de poiriers de Pierre Priolet ont mis en lumière tout le dysfonctionnement du système agricole hexagonal. Cet arboriculteur du Vaucluse avait, grâce à son site Consommer-juste.fr, tenté d'apporter des réponses à l'hémorragie rurale.

Un agriculteur moissonne son champ à Hirson, dans le nord de la France, en août 2009 (Pascal Rossignol/Reuters).
 

Mais dans un monde de consommation de masse contrôlé par les grandes surfaces et où l'on privilégie le visuel au goût, les moulins à vent ont eu raison de la pugnacité de notre Don Quichotte paysan.

Face à un Etat léthargique qui laisse mourir les hommes de la terre, l'utopie de Pierre Priolet est un rayon de soleil sur le sol tari d'une agriculture moribonde. Notre homme de courage n'a heureusement pas dit son dernier mot et compte bien repartir au combat. Qu'on se le dise ! (Voir le reportage de France 2 sur Pierre Priolet)


 

Agents d'entretiens : Les bulldozers à l'assaut de votre verger, plus que ces arbres abattus, est-ce pour vous le symbole d'une petite mort de l'agriculture hexagonale et de son système de fonctionnement ?

Pierre Priolet : Lorsque les engins sont arrivés, j'ai eu le sentiment de me trouver ouvrier dans une usine qu'on venait délocaliser. On tente aujourd'hui de délocaliser l'agriculture, victime de cette course au travail moins cher. Je pense que la société a perdu ses repères essentiels de vie.

Pensez-vous que le problème majeur de l'agriculture aujourd'hui est d'avoir abandonné aux industriels et à la grande distribution la commercialisation de ses productions ?

L'agriculture telle qu'elle est aujourd'hui connaît trois malheurs. Tout d'abord, la division des agriculteurs face à leurs problèmes. Ensuite le fait que l'on produise des biens périssables, donc que l'on est obligé de vendre à un instant T. Et enfin, que la grande distribution profite de nos faiblesses en se transformant en prédateur parfait. Ces grandes surfaces abreuvent les consommateurs de prix cassés, de leader du prix bas. Mais le moins cher par rapport à quoi ? Personne ne répond à cette question et on a le sentiment d'un véritable abus de langage.

Aujourd'hui, on achète les fruits et légumes sur les étals en fonction de leur apparence et non de leur qualité gustative. Pourquoi ?

Pendant vingt ans, on nous a vendu du consumérisme comme si le « manger beau » était essentiel. Mais la nature ne produit pas que du beau et il suffit pour cela de regarder le genre humain. Si on vit tous ensemble avec nos différences, c'est que cette différence est essentielle.

Croire que les fruits doivent être beaux pour être bons est du domaine de l'utopie. On privilégie l'apparence à la qualité gustative de la nourriture, ce qui est pure folie. Il ne faut pas oublier que les agriculteurs sont des nourriciers et pas hommes du marketing. Notre but est de vendre un produit, pas son emballage !

Aujourd'hui, on massacre les agriculteurs qui ne peuvent vivre de leur terre sur les prix et on massacre les consommateurs sur les prix d'achat des produits. Résultat : le monde rural se meurt et de plus en plus de personnes ne peuvent manger à leur faim. Pour moi, le droit à la nourriture est un droit inaliénable qui est aujourd'hui bafoué. La société doit se reprendre et donner à chacun une dignité par le travail.

Mais comment expliquer, alors que les consommateurs se plaignent d'acheter des produits sans goût, que vous soyez obligés de détruire un verger qui engendre de si bons fruits ?

La grande distribution veut vendre des produits qui ne bougent pas pendant quinze jours, alors ils achètent des produits immatures. Le commerce moderne fait tout pour dégoûter les gens de manger des fruits et légumes frais qui ont du goût pour les tourner vers les seuls produits industriels que ces grandes surfaces souhaitent mettre en avant dans leurs rayons.

La grande distribution a fait son travail jusque dans les années 90, mais la dérive financière à pris le pas et, pour compenser les pertes, on tue peu à peu les producteurs simplement en ne les payant pas.

L'eau, l'air, la terre ne sont pas un marché comme les autres. Ce sont des éléments indispensables à la vie et il est insupportable d'entendre parler de « marché » les concernant.

Actuellement, l'agriculteur vend sa production à perte, alors que la vente à perte est interdite. Comment l'expliquer ?

C'est la logique économique actuelle. Seule la seconde mise en marché a une interdiction de vente à perte. On est tellement habitué à la spoliation que cela paraît naturel. Cette situation est de surcroît cautionnée par l'Etat qui se désengage de tout.

Comment expliquer que vos poires, payées 0,17 euro le kilo alors qu'elles reviennent à 0,35 euro à la production, soient revendues dans l'hypermarché entre 2,80 et 3 euros le kilo ? On se moquerait de nous ?

Tout le monde croit qu'il y a 1 million d'intermédiaires, c'est faux ! Il y a moi (soit un prix de 35 centimes à la production), le groupement de producteurs ou les expéditeurs (25 et 65 centimes pour l'emballage et l'étiquette) puis la grande distribution. On passe donc de moins de 1 euro à 3 euros en prix de vente en grande surface pour le consommateur.

>Ensuite, ces enseignes nous parlent de prix bas, de prix cassés. C'est une hérésie. Il n'y a hélas aucune réglementation pour combattre cet état de fait. Les grandes surfaces se permettent une marge conséquente alors qu'au départ, il suffirait qu'elles achètent 20 centimes de plus nos produits pour sauver les agriculteurs de la misère. Aujourd'hui, un agriculteur peut-il vivre sans la grande distribution ? 85% de la production française passe par la grande distribution, donc difficile de vivre sans ! Si rien n'est fait, il n'y aura plus, à terme, que des produits venus de l'étranger dans les grandes surfaces. Toute la société est basée sur la vente à perte et c'est insupportable, car c'est là qu'est la cause de la déperdition du monde rural.

On ne peut bien sûr pas dire qu'il y a une entente sur les prix au sein des enseignes de la grande distribution, mais on peut constater qu'ils pratiquent tous le même prix. Ensuite, aux consommateurs de se faire leur propre point de vue sur la question.

Vous souhaitez permettre à chacun, dans tous ses actes d'achat, de pouvoir connaître objectivement les conséquences de son geste. Il est vrai que peu de gens savent par exemple qu'en achetant des produits contenant de l'huile de palme, ils contribuent à la déforestation en Asie et donc à la disparition d'espèces animales !

C'est aussi pour cela que j'ai créé mon site Consommer-juste.fr. Consommer juste, cela veut dire que lorsque j'achète un produit, je prends connaissance des conséquences de mon acte. C'est plus puissant qu'un bulletin de vote de contrôler de la sorte ses achats quotidiens. C'est agir directement sur l'économie, donc l'argent, soit le nerf de la guerre.

Ce n'est pas moi en produisant mais vous en achetant qui allez faire bouger les choses. Il faut dire aux consommateurs qu'ils ont le pouvoir et que nous, agriculteurs, nous travaillons pour eux.

Le juste prix n'est pas que pour le producteur, mais doit suivre la chaîne jusqu'au consommateur que l'on vole aujourd'hui et qui ne peut nourrir sa famille. Prendre des impôts au consommateur pour donner des aides aux agriculteurs, c'est le voler deux fois. Les agriculteurs ne demandent qu'une chose : qu'on leur paye leurs produits sans les spolier.

Vous dites que l'Etat n'a aucun moyen susceptible de vous aider et que c'est à vous d'imaginer des solutions et de faire en sorte d'œuvrer pour le bien de tous. Mais alors, à quoi sert l'Etat aujourd'hui pour le monde agricole ?

Pierre Priolet (Nicolas Cottong)
C'est à l'Etat de se poser des questions. Je suis un simple citoyen, j'essaye de réveiller les consciences. A partir du moment où il y a une situation injuste, on se doit de la montrer.

Il faut obliger l'Etat à assumer son rôle vis-à-vis du citoyen. Il y a de plus en plus de pauvres dans notre pays simplement parce que l'Etat ne fait pas son travail. Il nous faut entrer en résistance face à cela.

Parlez-nous de votre projet qui consiste à donner à toutes les exploitations agricoles intéressées la possibilité de vendre 1 000 m2 de leurs terres agricoles en terrains constructibles…

L'idée est de dire que l'Etat est ruiné et ne peut -ou ne veut- pas nous aider. Nous, agriculteurs, avons des terrains. On peut faire cadeau au pays de 1 000 m2. Ce prix du terrain irait à 40% dans la trésorerie de l'agriculteur et à 60% à un fond capable de créer des magasins. Cela représente des milliards pour l'Etat. Mais visiblement, on préfère voir des terres en friche.

60% iraient donc à un fonds agricole d'utilité publique. Ce fonds ferait l'acquisition de magasins qui seraient dirigés par un chômeur de plus de 53 ans ayant les compétences requises et emploieraient trois ou quatre jeunes de 18 à 25 ans sans qualification avec un vrai CDI.

C'est l'idée, mais visiblement, l'Etat se fout de mes idées. 3% d'agriculteurs ne représentent rien. Les hommes politiques parlent de Kärcher dans une cité. Là, ils engrangent des voix !

Dans un monde agricole basé sur la production venue de la terre, on a besoin de temps alors que dans notre société, tout est à l'immédiat. Le président de la République est élu pour cinq ans, deux ans pour bosser et trois ans pour travailler à sa réélection. La donne est injouable et engendre un écart entre les politiques et les citoyens. Il ne faut pas perdre de vue que les campagnes qui meurent, c'est toute la vie du pays qui va mourir.

Sur le papier, votre projet paraît merveilleux pour dynamiser le secteur agricole et lutter contre le chômage. Pourquoi ne se concrétise-t-il pas ?

L'Etat s'en fout royalement. Personne ne m'a appelé pour me dire que mon concept était intéressant ou même utopique. Moi, je n'ai pas fait l'ENA et mes idées ne les intéressent pas.

Je ne parle pas en mon nom mais pour des jeunes agriculteurs en train de mourir. Devenir agriculteur dans les conditions actuelles est un acte plus que suicidaire, alors qu'en réalité, nourrir ses concitoyens est l'acte le plus noble que l'on puisse faire. Il est dommage de décourager les jeunes d'exercer un aussi beau métier.

Comment imaginez-vous le monde rural dans dix ou vingt ans si rien n'est fait pour lui venir en aide ?

Mal, très mal. Peut-être mort si rien n'est fait. J'écris actuellement un livre qui sortira chez Robert Laffont en février. C'est le témoignage de quarante ans de vie dans le monde agricole et j'espère qu'il permettra aux gens d'y voir plus clair.

Je suis sûr que ça va bouger car les personnes qui n'arrivent plus à s'en sortir financièrement en ont marre et vont forcément réagir. Moi en tout cas, je m'engage à faire en sorte que les choses bougent, et j'irai jusqu'au bout.

Photod : un agriculteur moissonne son champ à Hirson, dans le nord de la France, en août 2009 (Pascal Rossignol/Reuters) ; Pierre Priolet (Nicolas Cottong)

Source : En partenariat avec Agents d'entretiens

Publié le 18/11/2010 - 12:55  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Alimentation animale : les éleveurs français peuvent-ils se passer du soja OGM ? - par Raymond

Comment se nourrir sans soja OGM

Par Nolwenn Weiler (24 avril 2009)

Principale porte d’entrée des OGM en Europe, l’alimentation animale à base de soja entraîne déforestation et destruction de la paysannerie dans les pays producteurs. Ce système induit aussi une forte dépendance des pays importateurs. En matière de protéines végétales, indispensables à la croissance du bétail, il existe pourtant diverses alternatives au soja, et aux OGM. Doublées d’un changement d’organisation du système agricole, elles permettraient de sortir de ce cercle aberrant d’importation de millions de tonnes de nourriture pour du bétail dont on ré-exporte une partie ensuite.

© Greenpeace (déforestation en Amazonie brésilienne pour faire place à des cultures de soja)

Chez Serge, paysan dans le Sud-ouest de la France, les 50 cochons élevés chaque année n’ingèrent pas un tourteau de soja : « Nous leur donnons un mélange à base d’avoine, de triticale ou de blé et de pois ou de féverole. Nous achetons 40 % de l’orge consommé. Tout le reste est produit sur la ferme. » Avant 1993, la ferme de 60 hectares de Serge et de ses deux associés n’élevait que des porcs, en hors-sol, nourris à 100 % par des céréales, achetés, et du soja, acheté lui aussi, et importé. Bien qu’elle produise 55% de ses protéines, la France est en effet le plus gros importateur et consommateur européen de tourteaux de soja, dont la majorité viennent du Brésil : 22 % du soja exporté par le Brésil est destiné à la France. Des OGM se retrouvent ainsi dans nos assiettes, sans la moindre mention de leur présence sur une étiquette.

Le soja imposé par les Etats-Unis

Arrivé en Europe au lendemain de la guerre 39-45, dans les valises du plan Marshall, le soja est devenu la source principale d’apport protéique dans l’alimentation animale européenne et française suite aux accords du Gatt de 1961-62, qui accordèrent la quasi-exclusivité de la production de protéines végétales aux Etat-Unis et à leur zone d’influence (Amérique latine), l’Europe étant chargée de produire des céréales. Les négociations successives dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Politique agricole commune (PAC) ont toujours validé cette spécialisation céréalière de l’Union européenne. Riche en énergie et en protéines, le soja complète parfaitement les céréales et les fourrages que l’on donne par ailleurs au bétail. Il présente en plus une bonne digestibilité pour tous les types d’animaux et des atouts économiques. Son coût reste faible tant que l’on n’intègre pas dans le prix final les conséquences environnementales - déforestation en Amérique du sud, culture OGM et utilisation massive de pesticides - et sociales - disparition des petits paysans.

Protéines de substitution

Difficile, parce qu’exigeant une nouvelle organisation, le remplacement du soja dans l’alimentation animale est pourtant loin d’être impossible. Les éleveurs bio le prouvent au quotidien. Diverses études ont imaginé des scénarii de substitution, notamment en France, championne européenne de l’élevage Hors sol. Un rapport, publié en janvier dernier par le WWF France et l’Enesad (Etablissement national d’enseignement supérieur agronomique de Dijon) souligne que « si les jachères obligatoires sont supprimées et les objectifs du plan biocarburant pour 2010 appliqués (7 % d’incorporation), l’augmentation des surfaces en oléo-protéagineux (colza et tournesol, riches en protéines, ndlr) pourrait se chiffrer à 1,5 million d’hectares, ce qui permettrait de diviser par deux les besoins en tourteaux de soja ». Les tourteaux d’oléagineux ne sont pas les seules alternatives envisageables. Pour remplacer le soja, il y a aussi les légumineuses à graines (pois, féverole, lupin) et les légumineuses fourragères (luzerne, trèfles, sainfoin, lotier). « La mise en culture de toutes ces alternatives dans les rotations céréalières présente des intérêts agronomiques et environnementaux : diversification des cultures, amélioration de la structure du sol, apport d’azote par les légumineuses permettant de diminuer les quantités d’engrais à apporter », précise encore le rapport WWF/Enesad. « De plus, hormis le colza et le pois, très sensibles aux maladies et aux ravageurs, ces cultures nécessitent peu d’interventions et peu de traitements phytosanitaires. Même si les rendements sont très aléatoires d’une année sur l’autre, la plupart des alternatives (sauf les oléagineux) ont des rendements en protéines par hectare le plus souvent égaux ou supérieurs à ceux du soja. » Alors, qu’attend-on pour s’y mettre ?

Graines de Lupin

Lobbies industriels contre paysans

Philippe Desbrosses, agriculteur, auteur d’une thèse de doctorat sur le lupin, a été l’un des principaux acteurs de la tentative de réintroduction du lupin en France au début des années 1980. « Lorsque l’on réalise que le lupin, par exemple, peut non seulement diminuer nos importations de soja mais aussi diminuer notablement notre consommation d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires, on comprend aisément les barrages mis en place depuis 20 ans face à cette opportunité. Les lobbies industriels sont très puissants, et ils influencent nos hommes politiques. Les firmes qui commercialisent des OGM ne voient pas non plus d’un bon oeil ces possibilités de remplacement du soja dans l’alimentation du bétail. » Pour Philippe Desbrosses, il ne reste maintenant qu’à attendre « l ’apogée de la crise alimentaire, et la rélocalisation de l’agriculture, qui s’imposera alors.  »

Changement des modes de consommation

Si la substitution est possible, elle n’est évidemment pas la seule option à retenir. La fin de la dépendance au soja, c’est aussi, voire avant tout, une révision du modèle agricole dominant qui permettra de diminuer et de relocaliser nos besoins en protéines. « Nous ne nous sommes pas contentés de supprimer le soja pour nos porcs, reprend Serge. Nous avons repensé la globalité de notre activité et sommes passés en polyculture élevage bio, avec transformation et vente directe de tous nos produits : huile de tournesol, pain, viande fraîche et charcuterie. Cette diversification de notre activité était indispensable pour garantir une rémunération correcte. Nous avons augmenté notre temps de travail, mais sécurisé notre rémunération, puisque nous fixons nous mêmes les prix et sommes en vente directe. » En plus d’une indispensable désintensification des élevages, et de la relocalisation du marché de l’alimentation, il faut absolument revoir nos habitudes de consommation, en commençant par diminuer notre consommation de viande, pour la remplacer par des protéines végétales (lentilles, pois, fèves, haricots secs, etc). En plus de lutter très concrètement contre un système de production absurde, cette diminution de la part carnée de l’alimentation permet d’acheter, de temps en temps, de la très bonne viande, sans pesticides, sans antibiotiques, et garantie 100 % sans soja OGM importés du Brésil ou des Etats-Unis.

Nolwenn Weiler
Source : bastamag.net

Publié le 17/11/2010 - 17:28  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

PAC post-2013: les principales positions françaises - par Cédric

Dacian Ciolos vient de réussir une bonne opération. Le commissaire européen à l’Agriculture, arrivé au Berlaymont depuis moins d’un an, dresse actuellement le bilan de la consultation publique sur l’avenir de la PAC mi-avril. Ses services disent avoir reçu plus de 5000 contributions en provenance de toute l’Europe. Surpris par l’ampleur, Bruxelles n’a d’ailleurs pas terminé de mettre tous les textes en ligne, bien que la consultation soit fermée depuis le 11 juin.

EurActiv.fr livre les propositions des principaux contributeurs français, dont les textes ont été mis en ligne par la Commission européenne. 

Les agriculteurs, et les organisations qui les représentent, sont nombreux à avoir participé à la consultation de la Commission. Le Copa-Cogeca, auquel est affilié la FNSEA au niveau européen, soutient que «le marché ne suffit pas» pour atteindre les objectifs que doit se fixer l’agriculture européenne. Pour le syndicat, les «nouveaux défis» sont nombreux: instabilité des marchés, revenus des agriculteurs en baisse, changement climatique...  Pour y répondre, le Copa-Cogeca réclame un «meilleur fonctionnement des marchés, plus stable et plus transparent», mais aussi un «renforcement de la position des agriculteurs au sein de la chaîne alimentaire». Le syndicat européen demande également le maintien des paiements directs dans le cadre du premier pilier, ainsi que celui des paiements destinés aux zones défavorisées. «La modulation entre les deux piliers de la PAC devrait également être éliminée», ajoute-t-il.

En France, la Confédération paysanne souligne que la PAC doit avoir pour objectifs de permettre une production alimentaire correspondant aux besoins des Européens, de garantir un revenu et des conditions de vie satisfaisantes aux paysans, d’assurer une «occupation harmonieuse» des territoires ou de favoriser la «relocalisation de la production». Dénonçant les «ravages du marché», ils réclament une PAC "fondamentalement durable", comprenant notamment la modification du droit de la concurrence européen afin de «garantir des prix pour des quantités maîtrisées». Ils préconisent également la sortie de l’agriculture du cadre de l’OMC, et la mise en place d’outils de stabilisation des marchés et des prix, ainsi que de maîtrise de la production.

La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) estime de son côté qu'une PAC est nécessaire pour «garantir la sécurité des approvisionnements», et «assurer un prix stable et raisonnable au consommateur européen». Rappelant les récentes réformes du secteur sucrier au niveau européen, l'organisation souligne: « Réformer la PAC n'est pas une fin en soi. Toute réforme doit être menée de façon pragmatique et répondre à un besoin et non être basée sur la seule idéologie du libéralisme.» La CGB plaide pour des outils permettant de maintenir un niveau de production et de se protéger contre les fluctuations des prix du marché. L'organisation mentionne notamment les quotas de production et le prix minimum de la betterave, «particulièrement bien adaptés à la filière sucrière».

Economiste à l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), Nicolas Ferenczi affirme que l’agriculture européenne se doit de «dégager un excédent» pour contribuer à l’alimentation des pays les plus pauvres. Dénonçant une PAC «pas assez efficace» et «illisible», il est favorable à une simplification de cette politique européenne, et considère que les aides économiques sont légitimes «face aux surcoûts des normes plus exigeantes de l’UE». L’économiste plaide en faveur de droits à l’import, mais aussi de droits à paiements uniques (DPU) forts. «Les ponctions de DPU sont à exclure», souligne-t-il. Il exhorte également l’UE à mettre en place une incitation fiscale à l’épargne de précaution, afin que les producteurs puissent mettre de côté les aides versées pendant les années fastes, pour les mobiliser les mauvaises années.

Pour sa part, le semencier Limagrain, insiste sur la nécessité d’une PAC protégeant les agriculteurs de la concurrence déloyale des productions importées. «Les marchés agricoles ne s’autorégulent pas. Aussi, une politique publique est justifiée pour aider les marchés à mieux fonctionner», peut-on lire dans le texte. Soulignant l’importance de la sécurité alimentaire en Europe, les auteurs réclament des prix rémunérateurs, des revenus stables et une protection contre les prix de dumping. Pour cela, le texte fait siennes les propositions du think tank Momagri: considérer l’agriculture comme un bien mondial, définir des prix d’équilibre par produit agricole, déterminer des zones de fluctuation libre des prix, limiter l’intervention publique aux périodes de crise.

L’Union des industries de la protection des plantes (UIPP), qui rassemble les principaux fabricants de pesticides, est favorable à un «renforcement des investissements dans la recherche et le développement agricole». Elle appelle aussi à une «productivité durablement croissante». L’organisation considère que les efforts environnementaux demandés aux agriculteurs par l’UE doivent être pris en charge par la PAC. «En cas de nouvelles demandes de bénéfices environnementaux, les agriculteurs devraient être équitablement récompensés», affirme le texte. L’UIPP estime que «les changements de politique qui affectent les agriculteurs ne devraient ni être radicaux, ni trop rapides». L’organisation se prononce pour une PAC favorisant «l’innovation, l’assimilation des services et des technologies modernes» dans le secteur agricole.

Source : www.euractiv.fr

Publié le 17/11/2010 - 17:19  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Le projet de verdissement de la PAC présenté par le MEEDDM suscite des réactions virulentesLe projet de verdissement de la PAC présenté par le MEEDDM suscite des réactions virulentes - par Cédric

Le projet de verdissement de la PAC présenté par le MEEDDM suscite des réactions virulentes
Le projet du ministère de l'environnement pour la PAC 2013 a déclenché une série de réactions tranchées. Dans l'attente du projet défendu par la Commission européenne les clivages autour d'un verdissement de la PAC se concrétisent.
08/11/2010 - Lire l'actu
Publié le 17/11/2010 - 16:46  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

La musique pour soigner les plantes. - par aracos

Beaucoup d'entre nous se sont parfois demandés si les plantes sont sensibles
à la musique. La réponse est OUI !

Ce n'est pas une réponse ésotérique du genre, tu y crois, tu n'y crois pas. Non, c'est un fait avéré issues des résultats de plusieurs dizaines d'années de recherches scientifiques sur le sujet.

Ces recherches sont disponibles en consultation chez moi. Il vous suffit de m'appeler pour prendre rendezvous. J'ai travaillé des années à rassembler plusieurs de ces recherches et à en faire un résumé qu'on trouve dans ma thèse de fin d'études d'ingénieur agro, disponible sur demande.

On pourra dire à nos tantes et grandmères : "Oui, tu avais raison, les plantes sont sensibles à la musique." Si on peut croire certaines recherches, ca va même plus loin, oui, ils sont sensibles à
l'attention que tu leur portes quand tu leur parles.

Depuis des millénaires il a toujours exister des rituels agraires qui étaient accompagnées de chants et musiques pour aider la germination, la pousse et les récoltes.
Encore de nos jours, plusieurs tribus indiennes  d'amérique centrale en Equateur par exemple perpetuent ces rituels, chaque matin les femmes se regroupent dans les potagers pour chanter pour le bénéfice des cultures. Ces tribus se font de plus en plus rares.
Il y en a aussi encore en Amérique du nord et en Afrique qui exercent ces pratiques et font des musiques et chants spécialement dédié pour les effets bénéfiques pour les cultures.
Par exemple en Afrique certains dansent sur des musique ritmés spécialement concu pour appeler la pluie.
Un jour j'ai assisté à un tel rituel et effectivement il pleuvait. Est-ce un hasard?

Encore maintenant plusieurs tribus indiennes continuent ces rituels.

Saviez vous que les scientifiques ont démontrés les effets de la musique sur les plantes?
Il y a notamment une étude récente bien documentée, une thèse réalisée en collaboration avec l'université de Gand en Belgique en 2000 qui décrit une dizaines d'expériences.
Ces résultats d'expérimentations démontrent les effets de certaines fréquences sonores sur la croissance et le développement des plantes. Un essai montre qu'on peut augmenter la croissance de plants de tomates de plus de 20% avec les musiques appropriées.
Des scientifiques du monde entier
ont fait des recherches sur le sujet et en font encore,
notamment en France, Belgique, Etats Unis, Inde, Chine, etc.
Des dizaines d'agriculteurs, maraîchers, arboriculteurs et horticulteurs
utilisent actuellement la musique pour soigner leur cultures en France, mais aussi en Suisse, en Italie, au Pays Bas et en Belgique.

La suite de l'article avec en complément des vidéos.

http://www.musiquesplantes.com/
Publié le 15/11/2010 - 14:17  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 
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