Amaps de Haute-Savoie

Les Amaps, qu'est-ce que c'est?

Les Amaps de Haute-Savoie

Annecy

Annemasse

St-Julien

Aravis

Thonon

Arve

Gex

Savoie

Connexion...
 
Liste des membres Membres : 215


Votre pseudo :

Mot de passe :

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


  Membre en ligne :
  Anonymes en ligne : 4
Calendrier
Recherche



news.gifNouvelles


Nouvelle adresse des Paniers de la Pierre aux Fées - par Annemarie_Buchet le 24/11/2015 - 16:09

"Que ton aliment soit ta seule médecine !" disait Hippocrate, médecin grec, -300 ans av. J.C. Cela reste vrai !

Notre AMAP reste fidèle à ses principes fondateurs en offrant une quarantaine de variétés de légumes sains, exempts d'intrants chimiques et livrés le plus rapidement possible après cueillette (1 jour maximum).

Son développement lui a permis d'étendre sa zone de répartition autour de son centre d'exploitation et de distribution de Reignier, mais aussi autour du lieu de distribution de Bonneville. Cette croissance lui a également permis de créer des emplois.

Ce bilan positif serait incomplet si nos membres n'avaient pas adhéré au principe que tout panier non pris en temps voulu, soit par l'adhérent, soit par une personne qui le remplace, sera redistribué aux personnes bénéficiant de l'aide sociale.

Site internet de l'AMAP "Les Paniers de la Pierre aux Fées" :
http://www.amapauxfees74.org

Saint-Julien : AMAP en création - par Emmanuel le 15/05/2012 - 00:27

Une AMAP est en cours de création à Saint-Julien

Produits : maraichage et fruits en à coté
Producteur : Yoann Dupenloup
Lieu de production: Presilly
Contact : amapdugenevois@yahoo.fr

Réunion publique d'information et de création
Lundi 28 mai 2012 dès 20h30
Espace Jules FERRY
2, avenue de Genève
74160 Saint-Julien-en-Genevois

L'Epi, premier journal de l'AMAP de farine Mottets et Pétanielle - par Guillaume le 18/09/2011 - 15:21

Première feuille de chou de cette nouvelle AMAP fraichement créée:

 L'Epi n°1


Idée reçue : C'est pénible de ne pas savoir ce que l'on va avoir comme légume dans son panier - par Guillaume le 18/09/2011 - 01:50

Quand on raconte dans son entourage que l'on est engagé dans une Amap, on entend plein de choses sur les supposées difficultés à gérer les repas d'une famille, en préparant des légumes que l'on ne peut pas choisir. Petite mise au point sur cette idée reçue.

La production d'un maraîcher se prévoit

Pour les gens qui aiment savoir où ils vont, et qui sont rassurés quand ils peuvent prévoir à l'avance quels seront leurs repas, il faut d'abord savoir que le contenu d'un panier fourni en Amap n'est pas toujours une surprise. La production de légumes s'articule suivant les saisons, un maraîcher plante à l'avance, surveille ses semis, voit ses légumes grandir, scrute la météo et gère des stocks de produits ramassés à l'avance. En discutant avec son producteur, chacun peut savoir globalement ce qu'il aura la chance de manger la semaine d'après. Chaque légume étant distribué sur plusieurs semaines, il est facile d'avoir une vision un peu anticipée des prochaines livraisons. Et les légumes étant "de saison", le calendrier est assez similaire suivant les producteurs.
 
Faire avec ce qu'on a, ça rend créatif

Alors bien sûr, la production locale est quand même aléatoire. Parce que la météo n'est (heureusement!) pas une science exacte, chaque maraîcher compose avec ce qui est disponible sur son terrain, et il ne peut jamais prévoir le contenu exact d'un panier, même la veille pour le lendemain. Et justement, c'est cette surprise qui enrichit l'expérience de celui qui s'engage à acheter des paniers à l'avance sans savoir de quoi ils seront remplis. Chaque famille sait qu'elle aura une quantité de légumes suffisante pour la semaine en fonction du contrat auquel elle a souscrit sans savoir si ce seront des courgettes ou des carottes.
Nombreux sont ceux qui, adhérents d’une Amap, vous diront : "avant je faisais des listes de courses, et quand je ne trouvais pas un des ingrédients pour ma recette, c'était le drame. Maintenant je compose avec ce que j'ai dans mon panier, et je suis beaucoup plus créatif dans la façon dont je cuisine !" Les moteurs de recherche internet, et les tuyaux que l'on se refile lors de la distribution, aident chacun à découvrir de nouvelles idées, de nouveaux goûts comme la soupe de butternut, la fritte de panais au miel et épices, ou le gâteau au chocolat et à la courgette…
 
Enfin, pour une fois, nul n'est besoin de choisir ce qu'on va acheter pour la semaine, et on peut dire que c'est reposant !
 

Source : amap44.com


08-08-2011 Rhône : des faucheurs volontaires détruisent du tournesol modifié - par aracos le 10/08/2011 - 22:47

Le 30 juillet 2011, dans la commune de Feyzin, en région Rhône-Alpes, plusieurs centaines de faucheurs volontaires ont « neutralisé » du tournesol, issu de la mutagenèse (1) destinée à le rendre tolérant à un herbicide. Le motif de cette intervention tient au fait que, pour les faucheurs volontaires, ces plants de tournesol sont des OGM cachés. De fait, comme le souligne l’association Inf’OGM, si ce tournesol est reconnu comme OGM par la directive 2001/18, il n’en est pas moins exclu de la réglementation. Initialement symbolique, cette action a finalement abouti à la destruction d’une centaine de mètres carrés de champs de tournesol.

Appelant à la mobilisation, les faucheurs volontaires ont déclaré : « En France, les OGM avancent masqués. Le passage en force des grands semenciers dans leur entreprise de confiscation du vivant prend de nouvelles formes, avec notamment le développement de variétés de tournesol (bientôt de colza) issues de mutagenèse dirigée et tolérantes à un herbicide. Ces cultures OGM sont exclues du champ d’application de la directive européenne et de ce fait ne sont pas soumises à la réglementation sur les OGM : évaluation et autorisation, traçabilité, étiquetage… ». Aujourd’hui disponibles sur le marché, ces semences sont vantées auprès des agriculteurs comme des solutions miracles, notamment contre le problème de l’ambroisie. Leur caractère OGM reste, quant à lui, non divulgué dans la mesure où elles échappent à toute traçabilité. Exemple parlant, la rigotte de Condrieu est un fromage AOC dans lequel on peut trouver des traces de tournesol OGM, les chèvres étant alimentées avec du tournesol sous forme de tourteau afin de favoriser la lactation. Cécile Cassie http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4790

Ethiopie : spoliation de terres en période de famine - par aracos le 27/07/2011 - 19:07

Ethiopie Des milliers de personnes souffrent de la famine en raison d’une grave sécheresse qui affecte actuellement le sud de l’Ethiopie, la plus sévère dans cette région depuis ces soixante dernières années. Or, selon une enquête de l’ONG Survival International, de grandes étendues de terres fertiles dans la vallée de l’Omo, au sud-ouest de l’Ethiopie, ont été cédées à des compagnies malaisiennes, italiennes et coréennes, ou sont directement gérées par l’Etat, pour y pratiquer une agriculture intensive d’exportation. Le gouvernement projette, en outre, d’étendre encore à 245 000 hectares la superficie des terres qu’il destine principalement à la culture de la canne à sucre.

Dans cette région, 90 000 autochtones dépendent de leurs terres pour subvenir à leurs besoins. Si, à l’heure actuelle, les tribus de la vallée de l’Omo sont encore épargnées, leur sort reste incertain. En effet, les décrivant comme des « arriérés », le gouvernement entend convertir ces fermiers auto-suffisants, éleveurs et chasseurs en ouvriers agricoles dans les plantations. Nul besoin de préciser qu’en cas d’opposition, les réfractaires seront tout bonnement expulsés. Le projet gouvernemental implique également la construction d’une série de barrages le long de la rivière Omo, dont celui de Gibe III destiné à devenir le plus grand barrage du continent africain. La construction de centaines de kilomètres de canaux d'irrigation, nécessaires à ce projet colossal détournera les eaux dont dépendent les tribus, qui ne pourront plus compter sur les crues annuelles pour cultiver.

D’après Survival International, les populations locales ont l’interdiction de s’adresser aux étrangers et aux journalistes. Toutefois, un étranger, récemment rendu sur place, aurait confié à l’ONG que les autorités policières n’hésitaient pas à réprimer, emprisonner, torturer et violer les femmes afin d’étouffer toute opposition à cette spoliation des terres.   
Cécile Cassier

Des femmes enceintes exposées à l’herbicide atrazine via l’eau de boisson - par aracos le 01/07/2011 - 23:09

Bien qu’interdit d’utilisation depuis quelques années, l’atrazine (1) reste le pesticide le plus présent dans les eaux en France. Or, cette substance active représente une réelle menace, plus particulièrement pour les femmes enceintes, si l’on en croit une récente étude scientifique française. De 2002 à 2006, une équipe de chercheurs menée par Cécile Chevrier, chercheuse à l’Inserm, a suivi un groupe de femmes enceintes en Bretagne afin d’évaluer leur éventuelle exposition à l’atrazine. Effectué avant la 19ème semaine de grossesse, un prélèvement d’urine a révélé la présence d’atrazine ou de l’un de ses métabolites (2) chez certaines des femmes examinées. Celles-ci ont probablement été exposées à ces substances par l’environnement, et notamment par absorption d’eau de boisson.

S’interrogeant sur l’impact sur les nourrissons de cette exposition, les chercheurs ont mis en évidence une augmentation des risques de faible poids et de faible circonférence crânienne à la naissance chez les nourrissons des mères exposées à l’atrazine. En effet, les femmes ayant des traces d’atrazine ou de l’un de ses métabolites dans les urines ont 50 % de risque supplémentaire d’avoir un enfant ayant un faible poids à la naissance et 70 % de risque supplémentaire d’avoir un enfant ayant une faible circonférence crânienne à la naissance.
Comme le souligne Générations Futures, cette étude démontre ainsi que l’exposition environnementale prénatale à ce pesticide, même à des doses très faibles, peut avoir des conséquences sur le développement du fœtus, et donc sur l’état futur de l’enfant. Y voyant « une réponse cinglante aux actuelles tentatives de négations du risque sanitaire posé par les pesticides », l’association réclame que l’ensemble des pesticides pour lesquels un effet perturbateur endocrinien a été démontré soient retirés du marché.  
Cécile Cassier1- L’atrazine (C8H14ClN5) est un herbicide de synthèse de la famille chimique des triazines. Cette substance active fut couramment utilisée en France sur les cultures de maïs entre 1960 et 2001. Son interdiction fut décidée en 2001 mais les dates limites de distribution et d’utilisation se prolongèrent respectivement jusqu’au 30 septembre 2002 et jusqu’au 30 septembre 2003. (INERIS).
2- Atrazine mercapturate, desethylatrazine, hydroxyatrazine, hydroxydesethylatrazine.

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4598 


Un week-end dédié à l'écologie - par Raymond le 09/06/2011 - 15:40


L’Association Terre du Ciel vous convie au
5° Ecofestival de Chardenoux
Les samedi 18 et dimanche 19 juin au Domaine de Chardenoux (Saône et Loire)

Un week-end festif et culturel dédié à l’écologie comme art de vivre entre Terre et Ciel.
A vivre en famille et avec vos amis.

Découverte du Domaine de Chardenoux, du parc, du jardin bio et de ses réalisations écologiques
Conférences gratuites avec Jean-Marie Pelt, Jacky Blanc, François Choffat, etc ...
Soirée de samedi avec Marc Vella
Ateliers-découvertes gratuits (yoga, qi gong, chant...), massages ayurvédiques à quatre mains
Stands variés (alimentation bio, vêtements bio, artisanat, associations...)
Restauration et logement sur place possibles.

Programme complet en cliquant sur  : http://www.association-terre-du-ciel.org/

Merci de nous aider à faire connaître l’Ecofestival en diffusant l’information autour de vous.
Et au plaisir de vous rencontrer le 18/19 juin.

Les pesticides et l'alimentation - par Raymond le 11/03/2011 - 15:10

Pesticides, les effets sur la santé et l’environnement

 

Rajout du 09/09/09 : Selon des informations publiques passées sur terre.tv, la France épand 76.000 tonnes de pesticides par an. Pour 65 millions d’habitants, cela fait 1,07 g par personne et par repas, tous les jours et du plus petit au plus âgé. A vous secouer de dégoût.

Compte-rendu de réunion à Barsac le 9/02/05. Organisateurs : Association de Sauvegarde de la Vallée du Lisos à Grignols, la Confédération Paysanne et Bioservice à Barsac.

Conférenciers : Jean-François Narbonne, professeur de Toxicologie à Bordeaux I et François Veillerette, Président du Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures

Intervention de François Veillerette :

"Polluer est devenu un crime contre l’humanité" (Voilà ce que dit le professeur Dominique Belpomme, cancérologue réputé, président de l’Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac), expert auprès de la Commission européenne).

Les scientifiques affirment que 80% des cancers ont une cause environnementale. Les "pesticides" ont été conçus pour tuer les ennemis des cultures produites dans les grandes exploitations. "Pesticide" est un terme générique qui recouvre l’ensemble de ces produits (insecticides, herbicides, fongicides, anti-cryptogamiques, etc.).

Au moment des épandages, surtout au printemps et en été, environ 95 000 tonnes de pesticides sont épandues en France (2ème ou 3ème utilisateur au monde) sur quelques 18 millions d’hectares de terres cultivées (5 kg/ha/an). On considère que 25 à 75 % des quantités de pesticides appliqués partent dans l’atmosphère, volatilisés. Le résultat de cette volatilisation des pesticides est prévisible : l’air, l’eau et les brouillards sont contaminés ! Ainsi, dans le Nord-Pas de Calais, une étude trouve du Diuron à 3 microgrammes/l d’eau de pluie, soit 30 fois la norme pour les pesticides dans l’eau potable ! Les brouillards sont aussi contaminés, avec des concentrations de 30 à 100 fois plus importantes que l’eau de pluie. Les teneurs en pesticides y seraient jusqu’à 140 fois supérieures à la norme de l’eau potable ! Les régions d’agriculture intensive ne sont pas les seules touchées puisqu’en 1993 une étude a montré des teneurs en pesticides jusqu’à 0,81 microgrammes/ l dans l’eau de pluie parisienne !

On les retrouve évidemment en quantité plus ou moins importante dans les aliments.

Les tonnages restent à peu près constants depuis quelques années (mêmes quantités qu’en 1990) mais les produits sont de plus en plus actifs. Certaines productions agricoles entraînent un nombre très élevé de traitements (20 à 25 traitements pour la vigne et 30 traitements par an sur les pommes !).

La pollution des eaux : les pesticides sont retrouvés dans 90% des analyses en rivière, 58% des analyses en eaux mortes et 5% dans les fleuves. L’Atrazine est interdite depuis 2 ans, mais on la retrouve encore partout, le Glyphosate (Round-Up), soi-disant complètement biodégradable, est retrouvé aussi partout. A 25/30 m dans l’eau des forages on retrouve l’atrazine dans 50% des cas ! !

La pollution par les pesticides n’est pas seulement locale : elle envahit progressivement toute la planète. On la retrouve jusqu’aux pôles, et les animaux en bout de chaîne alimentaire la concentrent. Or beaucoup de ces animaux sont consommés par l’homme. Un échantillon sur deux de fruits et légumes provenant de la culture intensive contient des résidus de pesticides en quantité mesurable. Les fraises, les carottes et le raisin, particulièrement, sont très fortement contaminés, avec des teneurs souvent très supérieures aux limites tolérées. Les produits cultivés réellement de façon biologique ne contiennent que très peu de pesticides, et dans des limites très inférieures aux seuils admis.

Devant une telle pollution de l’air, de l’eau et des produits qu’on consomme il faut s’attendre à retrouver des pesticides chez les consommateurs, donc dans l’organisme humain. Des prélèvements ont été faits chez des volontaires, élus et citoyens quelconques. Il y a été trouvé plus de 100 polluants de type pesticides ! Circonstance fortement aggravante : la contamination du lait maternel par les insecticides organochlorés en France. Le bénéfice reconnu de l’allaitement maternel s’en trouve fortement réduit. Les pesticides sont aussi trouvés dans l’organisme des nouveau-nés, donc transmis par la mère. Or il a été clairement montré qu’ils créent des problèmes de développement et des malformations. Le lait pour l’alimentation des enfants contient moins de 0,05 micromolécule/litre de pesticides lorsqu’il provient d’élevages biologiques tandis qu’il en contient plus de 0,3 dans la grande production.

Intervention de Jean-François Narbonne :

La toxicologie est une discipline très peu enseignée car elle dérange. Pour parfaire sa formation il a dû, à l’époque, suivre des cours au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris. On lui a mis des bâtons dans les roues et il a dû chercher un laboratoire d’accueil (CNRS) pour pouvoir continuer ses recherches. Il n’a plus le droit de former des étudiants ! Il dénonce très clairement le lobby "maïs-lait". Jean-François Narbonne s’est spécialisé dans de nouvelles approches sur la sécurité alimentaire et l’évaluation des risques, notamment en ce qui concerne l’utilisation des pesticides en agriculture. Il est expert de la nouvelle Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA).

JFN édicte tout d’abord une évidence : "comment des produits faits pour tuer des organismes pourraient-ils être inoffensifs pour un autre organisme (l’homme) ?" Les dernières molécules utilisées sont de même nature que celles des gaz toxiques utilisées comme armes de guerre !

Dans le cas de la viticulture on retrouve couramment dans les vins 15 à 20% des pesticides utilisés et parfois jusqu’à 90% ! En effet, si certains pesticides utilisés pour la vigne sont peu persistants, d’autres le sont beaucoup (comme les fongicides, solubles dans l’alcool et les matières grasses). Comme pour d’autres produits on devrait obliger d’étiqueter les résidus de pesticides dans les vins.

Les études effectuées chez l’homme sur de nombreuses populations montrent un effet significatif des pesticides sur la santé : le système nerveux central, les maladies cognitives (mémoire, attention), les maladies dégénératives (Parkinson, Alzheimer), le cancer, la reproduction (stérilité, malformations). Les professionnels utilisateurs de pesticides sont 5 fois plus atteints par le Parkinson et 2,4 fois plus par l’Alzheimer.

Effets significatifs aussi sur l’environnement, sur les opérateurs, sur les consommateurs. Les données de la Mutualité Sociale Agricole font état de fréquents cas d’eczéma, maux de tête, conjonctivite, douleurs abdominales, asthme, etc.

Effets significatifs pour des expositions à long terme : poly-neuropathies, troubles neuro-comportementaux, Parkinson, Alzheimer, baisse des performances cognitives chez l’enfant pour lequel cancers et tumeurs sont 30 à 60% plus fréquents. Effets significatifs aussi sur les cancers du rein et du foie (sur le sein rien d’évident). Un problème majeur car souvent très grave : le lymphome (cancer du sang, avec disparition des défenses immunitaires) qui est 3 fois plus fréquent chez le professionnel et 7 fois plus chez le jardinier amateur (qui, par ignorance, a généralement tendance à exagérer les doses). Les effets sur la reproduction sont évidents.

A propos des mesures et des test faits par les fabricants :

- l’effet des doses est généralement étudié sur le rat. Or, on sait que c’est l’un des plus mauvais modèles pour représenter l’homme, mais c’est l’un des moins chers !
- Pour l’environnement, on teste sur 3 organismes différents et on prend l’espèce la plus sensible pour savoir si l’effet est néfaste. Il est bien évident que c’est tout à fait insuffisant.
- Les études sont faites sur un produit et ne tiennent pas compte des associations éventuelles, ni de l’ensemble des pesticides présents (effet « cocktail »). Or, on s’est rendu compte que certaines associations sont extrêmement dangereuses.
- Les études quantitatives sont faites en moyenne sur une période très longue (une année) mais ne tiennent pas compte de pics très importants extrêmement toxiques, en particulier pour les enfants. En période d’épandage cela pourrait expliquer des baisses de performances scolaires importantes souvent observées dans les régions concernées.
- Les test imposés sont très légers, et l’homologation d’un produit est surtout une affaire politique liée au lobby semenciers-multinationales de produits chimiques. Les évaluations sont très légères - voire impossibles - car trop peu de spécialistes pour les faire.

Comment sortir du tout pesticide ?

Tout d’abord on peut dire qu’on ne comprend pas bien pourquoi l’agriculture cherche à sortir de l’écosystème, qui est par essence un système stable. La solution est bien d’établir un équilibre entre activité humaine et cet écosystème.

Un problème majeur est le « dumping » (sans parler d’autres méthodes verbalement évoquées !) fait par les magasins de type grandes surfaces, car pour obtenir des prix très bas elles s’adressent surtout à l’agriculture intensive sur grandes étendues où les pesticides sont abondamment utilisés. De ce fait les magasins qui cherchent à vendre des produits plus proches de la nature se heurtent au prix de revient et sont sanctionnés par les consommateurs qui, en cette période de crise, vont plutôt vers les magasins « hard discount », moins chers, mais dont les produits sont souvent bourrés de pesticides.

L’utilisation des OGM a été proposée pour sortir du tout pesticide ! Mais d’une part les scientifiques les plus renommés affirment qu’on ne connaît pas grand-chose aux gènes (et donc qu’il vaut mieux éviter de jouer à l’apprenti sorcier), d’autre part l’expérience montre que les OGM conduisent à des échecs cuisants (stérilisations des sols) et que, comme les plantes sont plus résistantes aux herbicides, on augmente encore les doses (+16% aux Etats-Unis) !

L’agriculture « raisonnée » n’est justement pas raisonnable car elle utilise quand même des pesticides. La culture entièrement biologique est la seule qui respecte l’écosystème ; il faut la développer et les consommateurs doivent en privilégier les productions, lorsque c’est possible.

La proposition des associations est de suivre l’exemple des pays nordiques : diminuer progressivement de 50% en 10 ans l’utilisation des pesticides en augmentant corrélativement la surface des cultures biologiques, et de continuer au-delà pour arriver à les supprimer complètement.

Débat : Questions - réponses :

Un viticulteur bio de Preignac dit qu’il n’utilise ni cuivre ni pesticides et qu’il arrive à limiter la perte aux alentours de 2%. (Cet exemple est sans doute à étudier pour voir s’il peut être suivi pour d’autres cultures). Un autre viticulteur dit que la viticulture bio sature les sols en cuivre. FV lui répond que les excès en tout sont sûrement néfastes mais qu’en général la bouillie bordelaise est utilisée de façon parcimonieuse. Un médecin homéopathe dit que le cuivre n’est pas un métal lourd et que les ions cuivre sont plutôt bénéfiques à l’organisme.

Le débat se généralise ensuite sur « comment sensibiliser les gens au problème des pesticides » et met en évidence la difficulté d’y arriver face à des lobbies très puissants et à l’inertie bien connue du quidam moyen...

 

Source : http://soniajfath.net/spip.php?article147 , mardi 15 février 2005, par Sonia

Pesticides et Parkinson : lien confirmé chez les agriculteurs - par Raymond le 11/03/2011 - 15:01

L es pesticides sont-ils dangereux pour la santé ? De plus en plus de preuves l'indiquent.
Des études épidémiologiques ont montré que les agriculteurs exposés à ces substances présentent un risque deux fois plus élevé de souffrir de la maladie de Parkinson. D'autres ont noté que l'incidence * de certains cancers, les lymphomes, est deux à trois fois plus élevée dans cette population particulière [1] . Mais les études épidémiologiques restent délicates à interpréter. Il faut comprendre désormais l'effet biologique des pesticides sur l'organisme. C'est ce que nous avons entrepris de faire. Pour la première fois, nous avons démontré l'existence, à l'échelle moléculaire, d'une relation entre l'exposition professionnelle aux pesticides et l'acquisition d'une anomalie chromosomique connue pour être l'une des étapes initiales de la cancérisation [2] .

L'exposition aux pesticides double quasiment le risque de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs. C'est ce que vient de prouver une équipe de chercheurs de l'unité Inserm "Neuroépidémiologie" et de l'Université Pierre et Marie Curie. De plus, ce risque augmente avec le nombre d'années d'exposition et, chez les hommes, il est principalement lié à l'usage d'insecticides, notamment de type organochloré. Cette famille, qui regroupe le lindane et le DDT, a été largement utilisée en France entre les années 1950 et 1990 ; elle persiste dans l'environnement de nombreuses années après l'utilisation. Ces résultats sont publiés en ligne dans Annals of Neurology .

La maladie de Parkinson est la deuxième affection neuro-dégénérative la plus fréquente, après celle d'Alzheimer, rappelle le communiqué de l'Inserm. On admet que, dans la plupart des cas, son origine est liée à une combinaison de facteurs de risques génétiques et environnementaux. Parmi ces derniers, des travaux ont déjà montré une association entre son apparition et une exposition professionnelle aux pesticides. Mais, jusqu'à présent, aucune famille de pesticides n'avait pu être spécifiquement mise en cause et le rôle du niveau d'exposition n'avait pas été analysé.

Les chercheurs ont donc étudié 224 patients atteints de Parkinson et les ont comparés à 557 non malades, de même âge, sexe et habitant dans le même département. Les résultats montrent clairement que les patients atteints de Parkinson ont utilisé plus souvent certains insecticides et durant un plus grand nombre d'années que les témoins. Les auteurs soulignent l'importance de l'éducation des utilisateurs professionnels de pesticides à un meilleur usage et la mise en place de mesures de protection des travailleurs agricoles. Enfin, au-delà du rôle de l'exposition aux pesticides à des niveaux élevés en milieu professionnel, ces résultats soulèvent la question des conséquences d'une exposition de la population à de plus faibles doses. 

[1] A. Monnereau et al., INVS, juin 2009.

[2] J. Agopian et al., J. Exp. Med. 6, 1473, 2009.

Sources:
http://www.larecherche.fr
http://www.lepoint.fr/ 

DébutPrécédent [ 1 2 3 ] SuivantFin
^ Haut ^