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Semaine sans pesticides du 20 au 30 mars 2011 - par Guillaume le 07/03/2011 - 15:06

Semaine sans pesticides du 20 au 30 mars 2011.

Semaine_sans_pesticides

Du 20 au 30 mars 2011 se tiendra la 6ème édition de la semaine pour les alternatives aux pesticides. 10 jours pendant lesquels des associations, des collectivités, des citoyens et des entreprises (etc…) organiseront des actions de sensibilisation, de formation et d’information pour montrer que l’on peut et que l’on doit se passer des pesticides chimiques. Cette semaine se fera en France mais aussi dans d’autres pays européens et africains.

Plus d'infos sur www.semaine-sans-pesticides.com

Appel de Dakar contre les accaparements de terres - par Guillaume le 07/03/2011 - 14:49

Appel de Dakar contre les accaparements de terres
 
Signez l'appel ici!
Nous, organisations paysannes, organisations non-gouvernementales, organisations confessionnelles, syndicats et autres mouvement sociaux, réunis à Dakar pour le Forum Social Mondial de 2011:
Considérant que les agricultures paysannes et familiales qui regroupent la majorité des agriculteurs et des agricultrices du monde, sont les mieux placées pour :
  • répondre à leurs besoins alimentaires et ceux des populations, assurant la sécurité et la souveraineté alimentaires des pays,
  • fournir des emplois aux populations rurales et maintenir un tissu économique en zones rurales, clé d'un développement territorial équilibré,
  • produire en respectant l'environnement et en entretenant les ressources naturelles pour les générations futures ;
Considérant que les récents accaparements massifs de terres au profit d'intérêts privés ou d'Etats tiers ciblant des dizaines de millions d'hectares - que ce soit pour des raisons alimentaires, énergétiques, minières, environnementales, touristiques, spéculatives, géopolitiques - portent atteinte aux droits humains en privant les communautés locales, indigènes, paysannes, pastorales, forestières et de pêcherie artisanale de leurs moyens de production. Ils restreignent leur accès aux ressources naturelles ou les privent de la liberté de produire comme ils le souhaitent. Ces accaparements aggravent également les inégalités d'accès et de contrôle foncier au détriment des femmes ;
Considérant que les investisseurs et les gouvernements complices menacent le droit à l'alimentation des populations rurales, qu'ils les condamnent au chômage endémique et à l'exode rural, qu'ils exacerbent la pauvreté et les conflits et qu'ils contribuent à la perte des connaissances, savoir-faire agricoles et identités culturelles;
Considérant enfin que la gestion foncière, ainsi que le respect des droits des peuples, sont d'abord sous la juridiction des parlements et gouvernements nationaux et que ces derniers portent la plus grande part de responsabilité dans ces accaparements ;
Nous en appelons aux parlements et aux gouvernements nationaux pour que cessent immédiatement tous les accaparements fonciers massifs en cours ou à venir et que soient restituées les terres spoliées. Nous ordonnons aux gouvernements d'arrêter d'oppresser et de criminaliser les mouvements qui luttent pour l'accès à la terre et de libérer les militants emprisonnés. Nous exigeons des gouvernements nationaux qu'ils mettent en place un cadre effectif de reconnaissance et de régulation des droits fonciers des usagers à travers une consultation de toutes les parties prenantes. Cela requiert de mettre fin à la corruption et au clientélisme, qui invalident toute tentative de gestion foncière partagée.
Nous exigeons des gouvernements et Unions Régionales d'États, de la FAO et des institutions nationales et internationales qu'elles mettent immédiatement en place les engagements qui ont été pris lors de la Conférence Internationale pour la Réforme Agraire et le Développement Rural (CIRADR*) de 2006, à savoir la sécurisation des droits fonciers des usagers, la relance des processus de réformes agraires basés sur un accès équitable aux ressources naturelles et le développement rural pour le bien-être de tous. Nous réclamons que le processus de construction des Directives de la FAO* soit renforcé et qu'il s'appuie sur les droits humains tels qu'ils sont définis dans les différentes chartes et pactes internationaux - ces droits ne pouvant être effectifs que si des instruments juridiques contraignants sont mis en place au niveau national et international afin que les Etats respectent leurs engagements. Par ailleurs, il incombe à chaque état d'être responsable vis à vis de l'impact de ces politiques ou des activités de ses entreprises dans les pays ciblés par les investissements. De même, il faut réaffirmer la suprématie des droits humains sur le commerce et la finance internationale, à l'origine des spéculations sur les ressources naturelles et les biens agricoles.
Parallèlement, nous invitons le Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale (CSA*) à rejeter définitivement les Principes pour des Investissements Agricoles Responsables (RAI*) de la Banque Mondiale, qui sont illégitimes et inadéquats pour traiter le phénomène, et à inclure les engagement de la CIRADR ainsi que les conclusions du rapport d'Évaluation Internationale des Connaissances, des Sciences et Technologies Agricoles pour le Développement (IAASTD*) dans son Cadre d'Action Globale.
Nous exigeons que les États, organisations régionales et institutions internationales garantissent le droit des peuples à avoir accès à la terre et soutiennent l'agriculture familiale et l'agroécologie. Ces initiatives doivent être basées sur l'agriculture familiale et la production vivrière agro-écologique. Des politiques agricoles appropriées devront prendre en compte les différents types de producteurs (peuples autochtones, éleveurs nomades, pêcheurs artisanaux, paysans et paysannes et bénéficiaires des réformes agraires) et répondre plus spécifiquement aux besoins des femmes et des jeunes.
Enfin, nous appelons les citoyen-ne-s et les organisations de la société civile du monde entier à soutenir - par tous les moyens humains, médiatiques, juridiques, financiers et populaires possibles - tous ceux et toutes celles qui luttent contre les accaparements de terres et à faire pression sur les gouvernements nationaux et sur les institutions internationales pour qu'ils remplissent leurs obligations vis à vis des droits des peuples.
Nous avons tous le devoir de résister et d'accompagner les peuples qui se battent pour leur dignité !
 
 
 
La Via Campesina 
Via Campesina is an international movement of peasants, small- and medium-sized producers, landless, rural women, indigenous people, rural youth and agricultural workers. We are an autonomous, pluralist and multicultural movement, independent of any political, economic, or other type of affiliation. Born in 1993, La Via Campesina now gathers about 150 organisations in 70 countries in Asia, Africa, Europe, and the Americas.
 
International Operational Secretariat: 
Jln. Mampang Prapatan XIV no 5 Jakarta Selatan, Jakarta 12790 Indonesia
 
Tel/fax: +62-21-7991890/+62-21-7993426
 
Email: viacampesina@viacampesina.org


la pollution de l'air se paie au prix fort en ville - par Raymond le 07/03/2011 - 06:17

 Les circuits courts participent à la diminution de la pollution et comme indiquée dans l' article ci-dessous la réduction de la pollution de l'air pourrait induire une économie de 35 milliards d'euros. Si l'on réduisait la pollution de l'eau et des sols combien pourrait-on encore économiser?

 Mené dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, et coordonné par l'Institut de veille sanitaire (InVS), le projet Aphekom (1) a publié, le 2 mars, les résultats de trois années de travaux sur les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique en Europe. Ils démontrent notamment qu’habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique, ainsi que le développement de pathologies chroniques. Observé dans dix villes européennes, le fait d'habiter à proximité du trafic routier pourrait, en effet, être responsable d'environ 15 % des asthmes de l'enfant. Des proportions similaires ou plus élevées de pathologies chroniques respiratoires et cardio-vasculaires fréquentes pourraient également toucher les adultes de 65 ans et plus, habitant à proximité du trafic.

Selon le présent rapport, l'évaluation de l'impact sanitaire dans 25 grandes villes européennes a révélé que l'espérance de vie pourrait augmenter jusqu'à 22 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus (en fonction de la ville et du niveau moyen de pollution), si les niveaux moyens annuels de particules fines PM2,5 (2) étaient ramenés au seuil préconisé par l'OMS. Cette valeur guide est fixée à 10 microgrammes par mètre-cube.
S’attachant à démontrer l’intérêt économique de cette mesure de réduction, les auteurs du rapport estiment que le respect de cette valeur guide engendrerait un bénéfice d'environ 31,5 milliards d'euros. Ce gain substantiel serait rendu possible par la diminution des dépenses de santé, de l'absentéisme et des coûts associés à la perte de bien-être, de qualité et d'espérance de vie.

Selon le programme Aphekom, la législation européenne visant à réduire les niveaux de soufre dans les carburants est à l’origine d’une diminution pérenne des niveaux de dioxyde de soufre (SO2) dans l'air ambiant. En ce sens, cette mesure a permis de prévenir près de 2 200 décès prématurés, dont le coût est estimé à 192 millions d'euros dans les 20 villes étudiées. La régulation des niveaux de pollution atmosphérique à proximité du trafic routier se traduisent donc par des bénéfices tout à la fois sanitaires et monétaires, qui pourraient profiter à nombre de villes européennes. De fait, depuis 2005, divers pays de l'Union européenne dépassent les valeurs limites réglementaires pour les niveaux de particules dans l'air ambiant. Aussi, cette étude arrive-t-elle à point nommé alors que se joue actuellement la mise en œuvre des réglementations actuelles aux niveaux européen et national, l'Union européenne préparant une révision de la réglementation actuelle pour 2013.

Cécile Cassier 1- Improving Knowledge and Communication for Decision Making on Air Pollution and Health in Europe.
2- Les PM2,5 désignent des particules en suspension de diamètre inférieur à 2,5 microns. Elles proviennent du trafic automobile, des chauffages fonctionnant au fioul et au bois, et des activités industrielles. Plus elles sont fines, plus ces poussières pénètrent profondément dans les voies respiratoires.
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4596  

Nouveau record pour les prix alimentaires en février - par Raymond le 06/03/2011 - 11:31

Selon le bulletin de mars 2011 de la FAO (1), les prix alimentaires mondiaux ont continué leur progression pour le huitième mois consécutif. L’ensemble des produits alimentaires, excepté le sucre, a connu une nouvelle hausse. L'indice FAO des prix (2) a atteint 236 points en février 2011, soit une hausse de 2,2 % par rapport à janvier.
L'indice des prix des céréales (blé, le riz, le maïs…) a augmenté de 3,7 % en février. Celui des produits laitiers a progressé de 4 % et celui de la viande de 2 %. En un an, les prix à l'exportation des principales céréales ont augmenté d'environ 70 %.

La FAO n’est guère optimiste pour l’évolution des prochains mois, notamment en raison de l’augmentation des prix du pétrole. Lors de la publication du bulletin, David Hallam, Directeur de la Division du commerce et des marchés à la FAO, a déclaré : « Des hausses inattendues des cours du pétrole pourraient exacerber davantage la situation déjà précaire des marchés alimentaires ». L’énergie et particulièrement le pétrole sont très présents dans l’ensemble du secteur alimentaire ; dans la production au travers des engrais et pesticides de synthèse, dans l’utilisation des machines agricoles et dans le transport.
Un autre facteur d’inquiétude est la demande croissante qui fait face à un déclin de la production céréalière mondiale en 2010. La FAO s’attend : « à une chute brutale des stocks céréaliers mondiaux du fait de la diminution des quantités de blé et de céréales secondaires ».
Enfin, la FAO pointe, une fois de plus, l’utilisation accrue du maïs pour la production d'éthanol aux Etats-Unis.

Curieusement la FAO ne fait pas mention de la spéculation financière actuelle sur les matières premières. Spéculation qui atteint à nouveau des niveaux records sur les places financières de la planète.
Michel Sage
1- FAO : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
2- L’Indice des prix alimentaires de la FAO est constitué d'un panier de denrées alimentaires de base, il avait une valeur moyenne de 100 entre 2002 et 2004.

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4595


L'Agriculture Familiale par la Via Campesina - par Raymond le 22/02/2011 - 09:16

L’Agriculture Familiale, Paysanne et Durable

Peut Nourrir le Monde

Perspectivesde la Via Campesina Djakarta, Septembre 2010

Le système alimentaire industriel ne peut pas nourrir le monde

La moitié de la population mondiale est composée de paysans et de paysannes.

L’Agroécologie conserve et restaure les sols et les agroécosystèmes

L’agroécologie peut produire plus et nourrir le monde

Nous réclamons des politiques publiques pour soutenir une agriculture paysanne et familiale durable:

Suite de l'article

http://viacampesina.org/downloads/pdf/fr/paper6-FR.pdf  

 


Via Campesina déclaration finale de l'assemblée des mouvements sociaux Dakar - par Raymond le 16/02/2011 - 11:16

Nous exigeons la souveraineté des peuples dans la définition de leur mode de vie. Nous exigeons la mise en place de politiques qui protègent les productions locales, donnent une dignité aux tâches agricoles et conservent les valeurs ancestrales de la vie. Nous dénonçons les traités néolibéraux de libre échange et exigeons la liberté de circulation pour tous les êtres humains.

Nous luttons pour la justice climatique et la souveraineté alimentaire. Le réchauffement global est un produit du système capitaliste de production, distribution et consommation. Les transnationales, les institutions financières internationales et les gouvernements à leur service ne veulent pas réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous dénonçons le « capitalisme vert », et refusons les fausses solutions à la crise climatique comme les agrocarburants, les organismes génétiquement modifiés et les mécanismes de marché de carbone, comme le REDD, qui font miroiter aux populations appauvries des progrès, tout en privatisant et transformant en marchandises les forêts et territoires où ces populations ont vécu pendant des millénaires.

Nous défendons l’agriculture paysanne qui et une solution réelle à la crise alimentaire et climatique et signifie aussi l’accès à la terre pour celles et ceux qui la travaillent. Pour cela, nous appelons à une grande mobilisation pour stopper l’accaparement des terres et appuyer les luttes paysannes locales.

Extraits de la Déclaration finale de l'assemblée des mouvements sociaus du Forum Social Mondial de Dakar, février 2011


 


Le gouvernement missionne le représentant du lobby semencier pour supprimer les droits des agriculte - par Raymond le 14/02/2011 - 21:26

Par Sciences Citoyennes
Jeudi 3 février 2011 Communiqué de la Confédération Paysanne

Le gouvernement missionne le représentant du lobby semencier pour supprimer les droits des agriculteurs sur leurs semences

C’est avec stupéfaction que la Confédération Paysanne a découvert que le gouvernement a désigné le représentant du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour défendre la position française sur les droits des agriculteurs lors de la prochaine réunion du Traité international sur les semences.

Un point important de l’ordre du jour de la quatrième session de l’Organe Directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture qui se tiendra en Indonésie du 14 au 18 Mars prochain est l’application des droits des agriculteurs sur leurs semences, définis aux articles 6 et 9 du Traité.
Pour défendre la position française sur cette question précise des droits des agriculteurs, le gouvernement français a osé désigner… le directeur des relations extérieures du GNIS :

- qui réclame à corps et à cris le paiement par les agriculteurs qui réutilisent leurs semences de ferme d’une Contribution Volontaire Obligatoire reversée directement, pour 85% de son montant, à l’industrie semencière,

- qui poursuit en justice les agriculteurs qui reproduisent des semences de ferme des dernières variétés protégées par une loi française qui les interdisait, mais n’est presque plus utilisée depuis l’adoption en 1994 d’un règlement européen qui les autorise,

- et qui envoie ses contrôleurs à la poursuite des agriculteurs qui conservent, utilisent, échangent ou vendent leurs semences de ferme.

Les industriels des semences ne supportent pas que les agriculteurs puissent bénéficier, tout comme eux et en toute légalité, du « privilège du sélectionneur » d’utiliser les variétés disponibles sur le marché pour sélectionner leurs propres variétés et d’échanger leurs semences dans le but de les sélectionner et de les conserver.

La reproduction, la sélection et la gestion dynamique des semences à la ferme sont pourtant aujourd’hui les compléments indispensables à la production de semences par la filière industrielle. En effet, seule l’adaptation locale des variétés cultivées permet de diminuer significativement ou d’abandonner l’usage des engrais et pesticides chimiques qui empoisonnent la santé et l’environnement et de rendre aux plantes la plasticité indispensable à leur adaptation aux changements climatiques de plus en plus importants et imprévisibles. La filière
semencière industrielle ne peut pas et ne pourra jamais amortir la sélection et la multiplication de petits lots de semences adaptés à chaque terroir, seuls les paysans peuvent faire ce travail par multiplications successives dans leurs champs. Mais ils ne peuvent pas le faire si on leur interdit de ressemer et d’échanger leurs semences et si on les oblige de devenir totalement dépendant d’une poignée de multinationales productrices d’OGM.

Les droits des agriculteurs de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre leurs semences de ferme sont l’indispensable pilier de toute politique agricole durable préservant la santé, l’environnement et la souveraineté alimentaire. C’est pourquoi la Confédération Paysanne demande au gouvernement français d’engager une concertation avec les agriculteurs qui renouvellent et conservent la biodiversité cultivée avant de désigner, pour défendre sa position sur les droits des agriculteurs, un représentant des intérêts de l’ensemble de la population et non le représentant d’un lobby industriel qui milite pour leur suppression.

contacts :
Guy Kastler 06 03 94 57 21
Jean-Pierre Fonbaustier 06 42 97 52 01
Philippe Collin 06 76 51 07 18

Source : sciencescitoyennes.org


AMAPlace sur la terre ou la folle aventure des bons légumes tout près de chez nous - par Guillaume le 08/02/2011 - 13:05

AMAPlace sur la terre ou la folle aventure des bons légumes tout près de chez nous  

Extrait du premier Bull'Thym de l'AMAP de la haute vallée de l'arve  

Au pays des mangeurs de légumes, il y a d'abord eu Pascal et ses jardins, qui, depuis 1994 a régalé les chaumières en distribuant
à la demande ses bons légumes, en fournissant la cantine scolaire du Plateau d'Assy. Avec une  farandole, il fait également découvrir aux petits comme aux grands, les jardins, les poules, comment faire le pain...

Et puis voilà que dans ce même pays, l'été dernier, deux jeunes mamans discutent et refont le monde : elles s'imaginent rompre avec l'industrie de la consommation, limiter les transports, manger sain et surtout, retrouver la qualité des légumes d'autrefois. Oui, c'est un peu comme au japon n'est‐ce pas, sauf que cette fois, on se trouve dans la vallée de l'Arve.

Charlotte et Stéphanie, voyant leurs petits, la bouche ouverte ne doutent pas une seconde qu'ils sont déjà de véritables mangeurs de légumes en devenir, et cherchent à mettre en place des moyens pour développer la distribution de bons légumes. L'idée est née.
L'automne venu, Charlotte envoie des signaux de fumée à Pascal. Il est emballé par l'idée : avec son label "nature et progrès", il serait très favorable à la mise en place d'une AMAP* : il pourrait ainsi planifier ses cultures et bénéficier d'une trésorerie pour
maintenir son activité.
L'idée a germé.
L'hiver arrive, la terre et l'idée se reposent.
Le printemps venu, les légumes commencent à pousser, Charlotte, Stéphanie et Pascal se mettent d'accord, on lance l'AMAP !
Partout, les signaux de fumée se multiplient et tous se retrouvent à Equithés grâce à Didier pour une veillée aux Houches au début de l'été afin de finaliser le projet des mangeurs de légumes.

"A ma place sur la terre" voit le jour en juillet 2010 et voici maintenant en place toute une organisation pour fonctionner.
avec :
 son jardinier : Pascal
 ses adhérents, aujourd'hui au nombre de 31 venant de Sallanches à
Chamonix, en passant par Combloux et le Plateau d'Assy
 son lieu de distribution à Domancy, merci à la mairie de Domancy
 ses statuts et son organisation qui s'élaborent petit à petit
 sa présidente, Charlotte
 sa trésorière, Stéphanie
 sa secrétaire, Elsa
 sa responsable de communication, Kildine
 son logo par Yannick Pouly de Zébra 3
 son site internet http://www.amaplacesurlaterre.fr merci Nico
 ses bulletineurs, Anne, Bertrand et Julie

L’aventure est lancée, souhaitons le meilleur aux jardins et nos mangeurs de légumes garderons ainsi le sourire !!

Source : alambik.info, distille les infos au pays du Mont Blanc

 
 
 

Novelamap, la première Amap annécienne a pris racine - par Guillaume le 07/02/2011 - 15:06

La première Amap annécienne a pris racine

 

Leslie Boa, de “Novel Amap” fait la démonstration de l’Amap, un contrat pour des produits locaux. Le DL/S.P.

Leslie Boa, de “Novel Amap” fait la démonstration de l’Amap, un contrat pour des produits locaux. Le DL/S.P.

La première Amap d’Annecy est née ! Entre béton et bitume, une association pour le maintien d’un agriculture paysanne a pris racine.

Développement durable, agenda 21, Grenelle de l’environnement… L’écologie passée de vœux pieux à programme politique peine encore à se manifester concrètement. Et ce malgré une belle peinture verte qui recouvre à peu près tout y compris les pires entreprises polluantes…

Pourtant à Annecy de nombreuses personnes sont à la recherche de modes de consommation alternatifs. En témoigne l’engouement suscité par la venue de Pierre Rabhi en mai 2010 à Meythet. Plus de 600 personnes s’étaient pressées pour écouter cet agriculteur, homme politique, écrivain et penseur français d’origine algérienne, inventeur dans les années 60 de l’agroécologie et chantre de la néoruralité chère aux soixante-huitards.

Création de l’association en septembre

En juin 2010, l’association Terre d’Union, qui milite pour l’implantation d’Amap dans le bassin annécien organise deux réunions d’information à la MJC Novel. Devant l’enthousiasme rencontré la décision est prise en septembre de créer “Novel Amap” même si l’association n’a pas encore trouvé de maraîcher. En novembre, la MJC Novel fait à nouveau salle comble en recevant Daniel Vuillon créateur de la première Amap de France.

Comment expliquer cet engouement ? Pour Daniel Vuillon : « En France les consommateurs ont été choqués par la crise de la vache folle. Ils se sont rendu compte qu’il y avait quelque chose de malsain dans le système actuel ». Et d’ajouter : « C’est une réaction à l’insécurité alimentaire. De nombreuses personnes préfèrent manger des aliments sains produits localement ».

Les avantages sont évidents : En achetant leur production à l’avance, les consommateurs garantissent un revenu au paysan. Le prix du panier est fixé de manière équitable. Il permet au producteur de couvrir ses frais de production et de dégager un revenu décent, tout en étant abordable par le consommateur. Le prix n’est pas lié au marché mais à la viabilité de l’exploitation agricole. La question n’est pas anodine.

40 % des agriculteurs gagnent moins que le Smic

En France 40 % des agriculteurs gagnent moins que le Smic...

Et les inconvénients ? Le système est contraignant. L’acte de consommation devient un acte militant. Plus question de manger des fraises en hiver. Le consommateur accepte de remettre en cause ses habitudes de consommation, de s’adapter à avoir toutes les semaines des produits qu’il n’a pas forcément choisis. Bref devenir un consom’acteur.

Source : Le Dauphiné Libéré du 17/01/11


Europe : une dérogation détournée au profit des pesticides ? - par Raymond le 06/02/2011 - 10:15

28-01-2011   Dans un rapport publié le 26 janvier, les associations PAN Europe et Générations Futures ont mis en évidence le recours récurrent par un nombre croissant d’Etats membres de l’Union européenne à une clause réglementaire permettant de contourner la législation européenne des pesticides. En effet, inclus à la Directive européenne sur les pesticides ( Directive 91/414 ), l’article 8.4 prévoit la possibilité d’une dérogation pour l’utilisation d’un pesticide non autorisé pendant 120 jours en cas de « danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens. ». Selon la procédure décrite, cet usage doit néanmoins être « limité et contrôlé ».

Au cours des 4 dernières années, PAN Europe a étudié l’utilisation de cette dérogation par les Etats membres, constatant une montée en puissance des dérogations délivrées. En effet, le nombre de dérogations de ce type, accordées dans l’UE, est passé de 59 en 2007 à 321 en 2010, soit une augmentation de 500 %. Parallèlement, le nombre d’Etats membres accordant de telles dérogations est passé de 15 en 2007 à 24 en 2010. Dans cette logique du toujours plus, le nombre de matières actives faisant l’objet de dérogations a suivi la même courbe ascendante, 152 matières actives étant actuellement concernées.

Palmarès peu reluisant, la France est présentée comme « « le champion européen de ces moyens détournés d’obtenir l’autorisation d’utilisation de pesticides, passant de 0 dérogations en 2007 à 74 en 2010 ». Elle est notamment suivie de la Grèce (54 en 2010), du Portugal (31), de l’Allemagne (24) et de Chypre (18). S’il arrive que ces dérogations s’appliquent à des pesticides peu toxiques, à l’instar des produits agréés AB, il s’agit dans la plupart des cas de pesticides de synthèse nocifs. Sont ainsi concernés des fumigants (1) dangereux comme le 1,3-Dichloropropene et le Metam-sodium, d’anciens composés organochlorés tel l’endosulfan ou des neurotoxiques comme le .

Pour les associations, le fait que bon nombre d’Etat membres, qui ne connaissaient pas de situation de « danger imprévisible » en 2007 (Chypre, France, Italie, Roumanie), déclarent aujourd’hui de telles listes de « danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens » est très suspect. Le doute est d’autant plus fort que les motifs de ces dérogations sont souvent peu crédibles. Exemple parlant, la dérogation pour le glyphosate semble peu légitime alors que des alternatives, telles que le désherbage mécanique, sont disponibles.
Renforçant l’hypothèse selon laquelle ces dérogations de 120 jours sont une ruse pour contourner la voie normale d’homologation des pesticides, la procédure suivie est très opaque. De fait, les Etats membres ne publient aucune notification relative à la nature du « danger imprévisible », ni aucune précision quant aux contrôles d’une « utilisation limitée ». L’obligation d’absence d’alternatives prévu par l’article source ne semble guère plus respectée, comme le révèle la disponibilité de très nombreuses alternatives chimiques ou
techniques. Le public ne dispose pas non plus d’informations sur l’évaluation par les Etats membres des risques pour le consommateur, obligation pourtant prévue par la Commission.
Interprétant ce manque de transparence comme un signe propre aux malversations, les associations réclament la tenue de réunions ouvertes lors des négociations préalables à la dérogation, ainsi que la publication des documents présentés lors de celles-ci. Elles recommandent également de vérifier toutes les dérogations accordées en 2010 au regard du respect des réglementations en vigueur.
Cécile Cassier
1- La fumigation est « une opération consistant à introduire un gaz ou une substance donnant naissance à un gaz dans l’atmosphère d’une enceinte ou dans le sol » (DRAAF Auvergne).

 

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4550 


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